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Bien-être et travail, comment les associer ?

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Ne plus utiliser le stress comme levier de management pour au contraire favoriser le bien-être des collaborateurs. La tendance du « Happy management » est devenue la clé de la prospérité pour les entreprises. Dans cette quête du bonheur au travail qui ne s’invente pas mais se construit, chacun a son rôle à jouer.

Une nouvelle organisation du travail ne peut se faire sans la fin de l’ancienne.

Depuis Taylor et son organisation scientifique du travail, l’entreprise a acquis les ingrédients du désengagement et de la déresponsabilisation des salariés dans le milieu du travail. La séparation des fonctions d’exécution et de réflexion ou encore l’échelonnement des taches poussée à l’extrême ont trop souvent constitués l’essence même du travail en entreprise. Le but recherché : Un management par le stress afin de stimuler toujours davantage la productivité des salariés.

Aujourd’hui la situation est claire : la France est en retard dans le développement d’organisations apprenantes. Selon une étude du ministère du travail, 50% des salariés français travaillent encore sous une organisation traditionnelle. Parmi eux, 25% évoluent dans des entreprises dites « tayloriennes » (textile-habillement-agroalimentaire). Autre point important, seul 30% des salariés français travaillent au sein d’une organisation qui privilégie l’autonomie, l’apprentissage et le bien-être des employés. Un score bien en dessous de celui affiché en Europe du Nord qui oscille entre 55 et 60%.

Les RH en première ligne

Peu importe le type de DRH : son rôle dans la mise en place d’une politique QVT efficace au travail est central. Sa mission est double et se fait en amont de celle du manager.  Le premier point consiste à établir un diagnostic à travers une enquête en interne. Le but de celui-ci est de libérer la parole des collaborateurs afin qu’ils fassent part de leurs ressentis. Qu’aimeriez-vous que l’on fasse pour vous ? Le fait de pousser à s’ouvrir et à se confier suscite l’adhésion de tous : chacun a envie de s’exprimer, de parler de son point de vue, de ce qu’il ressent, d’être reconnu et de se faire entendre.

Le DRH est également un médiateur. C’est à lui de porter le projet de changement aux plus hautes sphères du management afin d’en démontrer l’importance et les bienfaits à la fois pour les collaborateurs mais aussi pour l’entreprise.

Le rôle du manager a évolué

Dans ce processus de bien-être au travail, le rôle du manager est devenu essentiel. On voit apparaître la fonction de Happiness Manager ou de Chief Happiness Officer au sein des organisations. Une nouvelle preuve que le sujet est pris au sérieux au plus haut niveau de la hiérarchie.

Les bonnes pratiques du management peuvent être de natures différentes. Apprendre à connaitre ses équipes, ouverture d’esprit, projets communs stimulants, prise en compte des particularités de chacun, identification des leviers de motivation, développement du sentiment d’adhésion. La finalité de cette approche est de favoriser une certaine qualité de vie au travail. Mais être un manager qui va contribuer à améliorer la qualité de vie de travail n’est pas un simple rôle mais une identité. Ainsi la première question à se poser est « suis-je bien fait pour ce rôle ? »