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Les nouvelles formes d’organisation

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Depuis les années 2000, trois tendances majeures sont apparues dans les entreprises.

La première que l’on peut soulever est le remplacement des structures hiérarchiques classiques (dite pyramidales), par des organisations plus collaboratives, où les parties prenantes peuvent prendre le lead sur des points précis ; où elles sont généralement le plus compétentes. Cela a permis aux sociétés de gagner en flexibilité pour faire face à la pression concurrentielle de plus en plus forte.

La deuxième est la responsabilisation et l’augmentation de l’autonomie des collaborateurs. Les progrès techniques ont considérablement augmenté la productivité des salariés mais il y a encore quelques années, ceux-ci ne pouvaient exploiter pleinement leur potentiel car ils étaient souvent freinés par des process multiples et la validation de nombreuses strates hiérarchiques.

La troisième peut être assimilée à une « quête de sens » dans laquelle se trouvent les individus, spécialement les générations X et Y. Aujourd’hui la raison d’être des entreprises va bien au-delà du fait de réaliser des profits. Elles doivent servir des causes beaucoup plus nobles (développement durable, écologie, économie d’énergie…) pour se faire aimer de leurs clients d’une part, et de leurs collaborateurs d’autre part.

Les nouvelles organisations du travail

La Sociocratie :

Elle fut inventée en 1970 par Gerard Endenburg. C’est une organisation qui partage le pouvoir entre différents acteurs et qui supprime toute structure de pouvoir centralisée.

Ce mode d’organisation repose sur 4 principes fondamentaux :

  • La prise de décision par consentement : Plusieurs parties composent l’organisation, et chacune de ces parties prend ses décisions en réflexion commune, par le biais du consentement de ses membres.
  • Les cercles : Tous les acteurs d’une partie sont équidistants au processus de décision.
  • Le double lien : Il existe un lien direct entre les cercles inférieurs et les cercles supérieurs. Une personne des cercles inférieurs participe à la prise de décision des cercles inférieurs et vice-versa.
  • L’élection sans candidat : Les membres d’un cercle définissent ensemble les prérequis nécessaires à l’exercice d’un poste et élisent une personne qu’ils jugent aptes à exercer ce poste, sans que celle-ci ne se soit présentée.

L’Holacratie :

Selon Bernard Marie Chiquet, ‎Entrepreneur, Fondateur d’iGi Partners, : « C’est d’une part une technologie sociale pour les organisations dans laquelle les individus font et gouvernent leur propre travail, et d’autre part où tout le monde poursuit la raison d’être de l’entreprise ».

Toutes les décisions prises et le travail effectué répondent aux règles du jeu sans faire intervenir des procédures managériales longues et complexes. Ce mode d’organisation permet aux collaborateurs de maximiser leur potentiel et leurs compétences, en se concentrant sur leur travail et la réussite de l’entreprise.

L’entreprise libérée :

Très apprécié des générations Y & Z, il s’agit d’un mode de fonctionnement qui garantit l’espace de liberté de chacun. Il repose sur trois principes fondamentaux : l’auto-direction, l’auto-organisation et l’auto-contrôle. En s’appuyant sur la confiance, on favorise le travail individuel plutôt que les directives managériales, pour permettre à chaque collaborateur d’exprimer pleinement ses compétences.

Le mouvement Teal Organization :

Il repose sur trois principes fondamentaux :

  • La plénitude, l’intégrité, la congruence : Il stipule que le salarié doit être la même personne partout, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle. Il n’est pas nécessaire qu’il se fonde totalement dans la masse.
  • La finalité évolutive : Il souligne l’idée de poursuite des objectifs communs, la vision de l’entreprise, qui évolue continuellement.
  • Le principe d’auto-gestion : Les responsables exercent un rôle de coaching, de médiation et d’accompagnement de leur équipe, qui fonctionne de façon autonome.

A première vue les nouvelles formes d’organisation du travail se ressemblent étroitement, mais chacune présente ses spécificités, et les entreprises qui veulent les adopter cherchent un modèle qui leur est propre. Certaines ne pratiquent ces modes d’organisation que pour une partie de leur activité, d’autres pour l’intégralité, mais une chose est certaine : demain appartient à ceux qui savent s’adapter aux changements…